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Si vous suivez ce lien http://jt.france2.fr/20h/ et que vous allez vers la fin de la vidéo, vous pourrez visionner le reportage réalisé sur "les chercheurs s'intéressent au coma" avec pour sujet sur Patrice. http://www.patriceverbruggen.be/

http://videos.tf1.fr/jt-13h/declare-dans-le-coma-pendant-23-ans-5555146.html

Dans un «coma» depuis 23 ans, il était en réalité conscient Jérôme Bouin (lefigaro.fr) 23/11/2009

Un Belge de 46 ans a passé 23 années allongé dans un lit d'hôpital dans un état qualifié de végétatif. Des analyses menées en 2006 ont montré qu'il était conscient depuis le début. Un cas qui ne serait pas isolé. «Je criais, mais on ne pouvait pas m'entendre». C'est par cette formule que Rom Houben résume l'incroyable épreuve qu'il a vécu 23 années durant. En 1983, un accident de voiture plonge ce Belge de 20 ans, il en a 46 aujourd'hui, dans ce qu'on considère à l'époque comme un coma profond. Rom est paralysé, hospitalisé dans un état qualifié de végétatif. Or, il y a trois ans, de nouvelles analyses menées à l'université belge de Liège par le docteur Steven Laureys ont montré que Rom était en fait pleinement conscient de ce qui se passait autour de lui, bien que paralysé. On l'apprend seulement aujourd'hui par l'intermédiaire d'une publication de celui qui l'a «sauvé», écrit lundi le Daily Mail. Depuis 1983, Rom Houben pouvait ainsi parfaitement entendre ce que les médecins disaient à son sujet, précise le quotidien britannique sur son site Internet. «Pendant tout ce temps, je rêvais d'une vie meilleure. La frustration est un mot trop faible pour décrire ce que je ressentais», explique-t-il. Désormais, il peut communiquer grâce à un système informatique lui permettant d'écrire des messages sur ordinateur. En revanche, il ne devrait jamais quitter l'hôpital où il est accueilli près de Bruxelles. «Je n'oublierai jamais le jour où on a identifié mon problème. Cela a été comme une seconde naissance», précise Rom Houben. «Je veux lire, parler avec mes amis via l'ordinateur et profiter de ma vie maintenant que les gens savent que je ne suis pas mort». Pour le docteur Steven Laureys, le cas de Rom serait loin d'être isolé. Il estime dans une étude publiée récemment dans la revue BMC Neurology que de nombreux patients dont on considère l'état comme végétatif seraient en fait mal diagnostiqués. «41% des patients en état de conscience minimale sont diagnostiqués de manière erronée comme étant en état végétatif», selon les termes du communiqué publié à l'époque. Comme l'explique le Daily Mail, cet événement pourrait également relancer le débat sur l'opportunité de mettre fin à la vie de personnes plongées dans le coma depuis des années et dont on estime qu'elles ne recouvriront jamais leurs facultés.

Coma et thérapie -

Il faut changer l’image du coma dans le public .
Il est essentiel de modifier le comportement de tous vis à vis de la personne dans le coma ou l’ayant subi on se heurte à l’ignorance, aux a priori et à une peur viscérale. C’est une caractéristique qu’on rencontre fréquemment et elle est souvent le départ de l’abandon. Pour moi Maman d’Estelle et les familles qui s’investissent dans le handicap d’un de leur proche, il est pénible de subir la pression d’un entourage mal informé, souvent indifférent voire hostile.
Les familles des personnes cérébro-lésées ont un rôle important à jouer dans la recherche d'autonomie et de bien-être. Il serait intéressant que chaque centre de rééducation fonctionnelle et de réadaptation
propose à ces familles et aux patients lorsque c’est possible pour eux de se déplacer, des réunions d'information et un suivi personnalisé.
Les réunions d'information sur le thème des lésions cérébrales et de leur impact dans la vie quotidienne, devraient regrouper des professionnels et les familles. Les évolutions étant longues une séance par mois serait suffisante, à vous Messieurs ou Mesdames les responsables de ces établissements, pensez- y !

La personne cérébro-lésée

La personne cérébro-lésée est victime d'un traumatisme crânien

On appelle  traumatisme crânien toute atteinte cérébrale ou bulbaire (atteinte du cerveau ou de sa base) caractérisée par une destruction ou une dysfonction (fonctionnement inadéquat) du tissu cérébral provoquée par le contact brusque (accélération, décélération ou rotation) entre le tissu cérébral et la boîte crânienne. Pour qu'il y ait traumatisme crânien, il faut que le cerveau ait été secoué ou frappé directement ou indirectement, de façon à provoquer la destruction de cellules ou à entraîner une irrégularité dans son fonctionnement normal.

Les traumatismes crâniens sont devenus très fréquents en raison notamment des accidents de la voie publique qui représentent une des premières causes responsables de traumatismes crâniens (la moitié des cas).
S'ils sont souvent bénins (plaies du cuir chevelu, bosses, etc...), les traumatismes crâniens sont parfois à l'origine de problèmes cérébraux (constitution d'un hématome) susceptibles de survenir soit immédiatement, soit après un temps de latence de quelques heures, de quelques jours, voire de quelques mois.
Les lésions rencontrées après un traumatisme crânien sont des lésions osseuses (fracture au sommet ou à la base du crâne) accompagnées ou pas de déplacement. Ces fractures ne s'accompagnent pas toujours de complications aux conséquences graves, sauf en cas d'enfoncement et de lésion du cerveau.
150 000 personnes sont touchées chaque année par un traumatisme crânien qui nécessite une prise en charge spécifique.

Quelles déficiences ?

Le traumatisme crânien est avant tout un handicap à priori invisible. Par delà les atteintes physiques, les éventuelles difficultés cognitives, psychoaffectives ou comportementales peuvent représenter des freins importants au retour de la personne à une vie sociale, familiale et professionnelle.
Le traumatisme peut occasionner des perturbations touchant les principales fonctions mentales sup érieures (mémoire, raisonnement, parole), qui pourront occasionner des manifestations comportementales (impatience, dévalorisation, replis…) et une baisse d'efficience cognitive (difficultés d'abstraction, d'apprentissage, d'organisation ou de concentration…).

Pour les tc graves c’est l’état neuro végétatif pauci relationnel ou chronique.

Quelles sont les thérapies ?

En dehors des traitements classiques (kinésithérapie passive), d'autres méthodes ou traitements existent dont les connues sont : Méthode DOMAN ou PATTERNING, Méthode PADOVAN.

Le Patterning ou Surstimulation
En quoi consiste cette méthode :
Il s'agit de faire et refaire des exercices physiques avec les enfants quotidiennement afin de rééduquer le cerveau.
Ce travail est la plupart du temps complété par un programme respiratoire et des exercices cognitifs.
Si vous souhaitez avoir de plus amples renseignements vous pouvez contacter en français

les Instituts DOMAN :
Instituti Per Il Raggiungimento del Potenziale Umano
Via delle Colline 6 - 56043 Fauglia (Pisa) / ITALY
Tel : 00.39.050.650.237 / Fax : 00.39.050.659.081

Nous vous conseillons de consulter leur site internet
http://www.iahp.org  et de lire "Que faire pour votre enfant lésé cérébral" de Glenn DOMAN.
Vous pouvez également joindre le FAMILY HOPE CENTER qui pratique une méthode basée sur les mêmes principes que la précédente.
P.O BOX 1261
BLUEBELL, PA 19422
USA

Tel : 00.1.610.397.1737 [code 2] / Fax : 00.1.610.397.1880
Site Web : http://www.familyhopecenter.org
E-mail : team@famillyhopecenter.org

 LES MODALITES EVOLUTIVES

1.1- Définition

Le coma se caractérise par l’absence d’éveil (le blessé n’ouvre pas les yeux) et de manifestations de conscience (ne communique pas avec le milieu extérieur, ne réagit pas quand on lui parle ou quand on le stimule).

Cet état traduit une souffrance cérébrale diffuse :

Principalement, par les lésions axonales diffuses, Egalement par compression et souffrance du tronc cérébral qui assure le contrôle des fonctions vitales et de l’éveil,
Parfois par lésions étendues du cortex cérébral.
1.2- Evolution

Le coma est un état grave durant lequel le risque de mortalité est important. Mais, heureusement, beaucoup de blessés survivent.

Dans les cas les plus favorables, le coma est bref et évolue vers un éveil rapide.
Parfois, le coma se prolonge et l’éveil est long et progressif.

1.3- Prise en charge :

Pendant la phase de coma, les traitements ont 3 buts principaux :

1.3.1- Eviter l’aggravation des lésions cérébrales.

1.3.1.1- Le traitement chirurgical :

Exceptionnellement, les lésions sont d’emblée compressives et à l’origine d’une HTIC aiguë avec une souffrance du cerveau et du tronc cérébral, et risque majeur de décès. C’est une urgence chirurgicale.
Le geste dépend du type de lésion :

Evacuation chirurgicale d’un hématome, le plus souvent sous-dural ou extradural, très rarement un foyer de contusion. En cas d’hydrocéphalie, dérivation du LCR des ventricules vers l’abdomen ou le cœur par l’intermédiaire d’une valve de dérivation,
Dans la majorité des cas, il n’y a pas d’indication chirurgicale d’emblée. L’évolution des lésions doit être régulièrement suivie par l’examen clinique, le scanner cérébral, et parfois la mesure de la pression intracrânienne. En cas d’aggravation liée à une lésion compressive, un geste chirurgical pourra être secondairement décidé.
1.3.1.2- Le traitement médical : Les objectifs principaux sont de:

Limiter les conséquences du choc au niveau des cellules nerveuses par des traitements dits “ neuroprotecteurs ” qui sont encore en cours d’évaluation dans le cadre de protocoles de recherche. Eviter l’aggravation secondaire des lésions par les moyens suivants : Neurosédation : Des médicaments (Benzodiazépines, Barbituriques, Morphiniques...) sont administrés au blessé afin de l’endormir. Ce sommeil médicamenteux permettrait de protéger son cerveau en le mettant à l’abri des stimulations (agitation, douleur...) susceptibles d’entraîner une élévation réflexe de la pression intracrânienne, Médicaments anti-œdèmateux (Mannitol*) pour diminuer l’oedème cérébral et par conséquent l’HTIC,
Assurer une bonne oxygénation du cerveau en maintenant une pression artérielle et une ventilation correcte, ainsi qu’un bon apport en glucose en évitant les hypoglycémies.
Ce risque d’aggravation est particulièrement important pendant le 8-10 premiers jours après l’accident.

1.3.2- Maintenir le patient en vie en assurant les fonctions vitales essentielles.

1.3.2.1- Fonction respiratoire : Lorsque le blessé est dans l’incapacité de maintenir une ventilation adéquate (en raison de troubles de conscience, lésion thoracique ou pulmonaire) et/ ou qu’on ne peut libérer ses vois aériennes supérieures (corps étrangers, débris alimentaires...), l’intubation ou la trachéotomie est une urgence.

Intubation : introduction d’un tube (dit “ sonde ”) dans la trachée en passant par la bouche (intubation orotrachéale) ou par le nez (intubation nasotrachéale). Elle permet de ventiler le blessé à l’aide d’une machine.
Trachéotomie (fig.5) : ouverture dans la trachée au niveau du cou par laquelle est introduit un tube (dit “ canule ”) qui permet le passage direct de l’air dans la trachée.
Ces 2 moyens présentent également l’intérêt de permettre l’aspiration des mucosités non évacuées par le blessé qui a perdu les réflexes de toux et de déglutition.

1.3.2.2- Fonction cardio-vasculaire : Surveillance et maintien d’une pression artérielle et d’un débit cardiaque suffisants.

1.3.2.3- Fonction rénale : Maintien d’une bonne hydratation et surveillance de l’intégrité des reins, de la vessie et des voies excrétrices (uretères et urètre)

1.3.2.4- Apports nutritionnels :

Le blessé est alimenté:

Par voie entérale le plus souvent : par une sonde naso-gastrique (tube qui est passé par le nez et qui va jusque dans l’estomac) ou par une gastrotomie (l’estomac est directement abouché à la peau),
ou par voie parentérale : directement dans le sang par une perfusion veineuse.
Malgré des apports caloriques et protidiques importants, un coma prolongé entraîne toujours un amaigrissement majeur. En effet, en phase de coma, l’organisme consomme une quantité énorme d’énergie, quantité qui ne peut être apportée par les moyens décrits sans l’apparition d’effets secondaires (en particulier diarrhée et vomissements dans l’alimentation entérale).

1.3.2.5- Fonctions sphinctériennes :

Si la fonction urinaire est perturbée, l’élimination des urines se fait au début par sonde urinaire, puis, dès que possible, par le port d’un étui pénien chez l’homme ou d’une couche chez la femme. Les selles sont recueillies dans la couche.

1.3.3- Prévenir et traiter les complications liées à l’alitement prolongé ou au traumatisme crânien lui-même. Il s’agit principalement des :

1.3.3.1- Escarres : Lésion cutanée due à un appui prolongé, dont la survenue est prévenue par le changement de position toutes les 3 à 4 heures et l’utilisation de matelas spécifiques (par ex. matelas à eau).

1.3.3.2- Infections, le plus souvent pulmonaires et urinaires, qui seront traitées par des antibiotiques en cas de signes généraux associés (fièvre, insuffisance respiratoire...)

1.3.3.3- Phlébite : Inflammation et formation de caillots dans les veines, le plus souvent des jambes. Ces caillots peuvent migrer dans une artère pulmonaire (embolie pulmonaire). Le traitement est avant tout préventif par l’injection sous-cutanée journalière d’anticoagulants (Lovenox*, Fragmine*, Fraxiparine*...). Il est maintenu tant que le patient n’a pas repris la marche, mais en général, pas plus d’un an.

1.3.3.4- Enraidissement des membres : La prévention repose sur les mobilisations journalières et les postures des articulations par un kinésithérapeute et/ou l’équipe infirmière. Néanmoins, en raison des troubles neurologiques sous-jacents, même bien conduites, ces précautions ne suffisent pas toujours à maintenir la mobilité articulaire et à éviter l’évolution vers la rétraction.

2- LA PHASE D’EVEIL

La phase d’éveil fait suite à la phase de coma dont la fin est définie par l’ouverture spontanée des yeux (notons qu’il peut y avoir un décalage plus ou moins long entre l’arrêt de neurosédation - “ coma médicamenteux ”ou “ coma induit ” - et l’ouverture spontanée des yeux). Elle correspond à la période qui s’écoule entre l’ouverture des yeux et la reprise d’une “ conscience de soi ” du blessé.

2.1- Les 3 stades de la phase d’éveil

2.1.1- Phase végétative

Au début de la phase d’éveil, le patient récupère un cycle de veille-sommeil et il est à nouveau capable de respirer sans assistance. Il ne parle pas, n’obéit pas aux ordres simples et n’entre pas en relation avec l’environnement.

2.1.2- Phase d’état pauci-relationnel (ou de manifestation de conscience réactive )

Le patient reprend progressivement conscience du monde qui l’entoure, des personnes qui s’occupent de lui. Son regard se fixe, d’abord un instant puis plus longuement sur le visage qui s’approche puis sur l’objet qui lui est présenté. Il suit du regard, s’oriente vers un bruit...Il redevient capable de communiquer avec l’entourage. Il peut obéir à un ordre simple et donner une réponse gestuelle (serrer la main), oculaire (cligner des yeux) ou verbale (émission d’un son) ce qui permet d’établir avec lui un code de communication. Progressivement, il va produire un son, puis prononcer un mot puis une phrase... De même, les grimaces, les pleurs puis les sourires réapparaissent. Toutes ces manifestations sont immédiates, brèves et uniquement en réaction à une stimulation et à l’initiative d’autrui.

Cette phase de l’éveil peut évoluer sur différents modes, les deux plus fréquents étant :

l’éveil agité : alternance de périodes d’agitation (le patient est désorienté, peut prononcer des propos incohérents...) et de somnolence.
l’éveil calme ( ou akinétique) : le patient ne communique pas spontanément avec l’entourage, et l’évolution motrice et verbale est lentement progressive.
2.1.3- Phase des premiers échanges relationnels - Amnésie post-traumatique

Le blessé reprend l’initiative de la relation et la communication s’installe. Il est souvent confus, désorienté dans le temps et l’espace, et incapable de mémoriser des événements : c’est l’amnésie post-traumatique (ou APT).

Le patient sort d’APT lorsqu’il est à nouveau capable de fixer le souvenir de faits d’un jour à l’autre.

2.2- Evolution

La durée de la phase d’éveil est imprévisible et varie de quelques jours à quelques mois. De même, son aboutissement, et donc le niveau de récupération et les séquelles, sont imprévisibles.

2.2.1- Peut-on accélérer l’éveil ?

Bien que cela n’ait pas encore été scientifiquement démontré, il est fort probable que l’éveil puisse être favorisé et facilité par des interventions thérapeutiques. En effet, le blessé a besoin d’être sécurisé et d’être aidé pour redonner un sens au monde et aux personnes qui l’entourent. Le rôle de la famille est fondamental pour recréer autour du patient une ambiance familière rassurante à l’aide de posters, de photos, d’objets personnels... C’est également elle qui peut indiquer aux soignants les goûts du patient et donc guider les stimulations visuelles, auditives, gustatives, odorantes et tactiles adéquates. Il faut cependant savoir respecter des périodes de repos. En effet, une stimulation permanente ou trop massive sature les capacités perceptives du patient. Celui-ci risque de se renfermer sur lui-même pour s’y soustraire, ce qui pourrait retarder l’éveil.

2.2.2- L’état végétatif chronique : Dans quelques cas, le blessé est sorti du coma, est redevenu autonome sur le plan des fonctions vitales (en particulier, au plan respiratoire et de l’alimentation orale) et a retrouvé une alternance des cycles de veille et de sommeil, mais il ne reprend pas une véritable conscience de lui et ne communique pas de façon fiable avec son entourage. On parle alors d’“état végétatif chronique ” si cet état dure au-delà d’un an.
LES TROUBLES SECONDAIRES
Les troubles que peut présenter le traumatisé crânien sont extrêmement divers. Nous ne décrirons que les plus fréquents.

3.1-Les troubles neurologiques “ physiques ”

3.1.1- Le syndrome pyramidal : il traduit l’atteinte de la principale voie de la motricité qui n’est plus contrôlée par le SNC et peut prendre différentes formes plus ou moins associées.

3.1.1.1- Déficit moteur (ou paralysie)

Hémiplégie : Lorsque le TC entraîne une lésion de la région du cerveau qui commande la motricité, il en résulte un déficit moteur qui touche un hémicorps, c’est-à-dire la moitié droite ou gauche du corps (membres supérieur et inférieur et face). Ce déficit est appelé “hémiplégie”.

Si la lésion touche l’hémisphère gauche, l’hémiplégie concerne l’hémicorps droit, et inversement.

Chez le droitier, l’hémiplégie droite s’accompagne le plus souvent de troubles du langage, expression et/ou compréhension (Aphasie). L’hémiplégie gauche peut s’accompagner de difficultés à prendre conscience de son déficit moteur et d’une mauvaise attention portée à la partie gauche de l’espace et/ou du corps (Négligence) : le malade aura tendance à ne pas tenir compte de tout ce qui se passe à sa gauche et à ne pas utiliser son hémicorps gauche même si la force a récupéré.

Tétraplégie : Une lésion au niveau du tronc cérébral peut être responsable d’un déficit moteur partiel ou complet des quatre membres, appelé tétraplégie.
“ Locked-in ” syndrome : Ce syndrome associe une tétraplégie et une paralysie des muscles de la face (ne peut plus en particulier ni parler ni déglutir); seuls les mouvements oculaires sont conservés. La conscience est également préservée. Ce syndrome est plus souvent la conséquence d’une pathologie vasculaire (accident vasculaire cérébral) que de la pathologie du traumatisme crânien.
3.1.1.2- Modifications du tonus

Il s’agit généralement d’une diminution du tonus au niveau des membres paralysés (ou hypotonie) au début, puis d’une augmentation du tonus (ou hypertonie).

L’exagération du tonus de certains muscles, encore appelée “spasticité ”, entraîne une raideur musculaire excessive, qui est indépendante de la volonté du blessé et qui peut être soit permanente, soit déclenchée ou augmentée par certains facteurs : douleur, infections, effort physique, émotions, position du malade... Certains médicaments (Dantrium*, Liorésal*, Valium*...) peuvent réduire la raideur.

3.1.2- Le syndrome cérébelleux

Il est lié à l’atteinte du cervelet ou des voies allant au cervelet ou en partant, et est constitué par l’ensemble de plusieurs signes :

Troubles de l’équilibre : ses jambes sont écartées pour se tenir debout, il marche comme s’il était ivre... Difficultés à coordonner ses mouvements : les gestes sont maladroits, sa main tremble et vise mal quand il veut saisir un objet... Des mouvements involontaires (tremblements, mouvements anormaux complexes...) peuvent apparaître du côté non paralysé dès la phase d’éveil.
Modifications de sa voix qui devient explosive, mal articulée.


3.1.3- Les troubles sensitifs

Les sensations de toucher, de douleur, de température ou de position des parties de son corps sont moins bien perçues (hypoesthésie) ou plus du tout perçues (anesthésie) par le blessé. Dans d’autres cas, ces sensations sont exacerbées voire même douloureuses ; il s’agit alors d’hyperesthésie.

3.1.4- Atteintes des nerfs crâniens

3.1.4.1- Paralysie faciale par lésion du nerf crânien responsable de l’innervation des muscles de la face. Le blessé a le visage asymétrique, avec un côté qui ne bouge plus.

3.1.4.2- Troubles oculaires

Hémianopsie Latérale Homonyme, par atteinte des voies visuelles entre la rétine et le lobe occipital, et non des yeux eux-mêmes (ce trouble ne peut donc être corrigé par des lunettes). Il en résulte une amputation d’une partie (soit droite, soit gauche) du champ visuel des deux yeux. Le blessé ne voit donc plus du tout dans cette partie de son champ visuel, et se cogne parfois dans les portes ou les meubles.
Baisse de l’acuité visuelle d’un œil ou cécité, par atteinte partielle ou complète du nerf optique. Ce trouble n’est pas non plus corrigeable par des lunettes.
Troubles des mouvements des yeux, par atteinte des nerfs qui commandent les mouvements des yeux et des paupières. Le blessé a un œil qui est dévié en dedans ou en dehors, il ne peut pas ouvrir l’œil, il voit double... Le traitement dépend du type et de l’importance de l’atteinte : rééducation orthoptique, port de lunettes avec prisme correcteur ou avec cache, parfois chirurgie pour améliorer la fonction et/ou l’esthétique.
3.1.4.3- Troubles de l’odorat, goût ... Ils sont fréquents et résultent de l’atteinte de nerfs crâniens (nerf olfactif, nerf gustatif...).


3.1.5- Troubles de la déglutition

Le malade a une paralysie ou un défaut de coordination des muscles de la déglutition. Il avale de travers et, en général mais pas toujours, ces fausses-routes se manifestent par une toux quand il mange ou boit. Ces troubles peuvent provoquer des infections pulmonaires graves ou une asphyxie mortelle. Ils peuvent être améliorés par de la rééducation et disparaître. Mais, tant qu’ils existent, le malade sera alimenté par une sonde nasogastrique ou une gastrotomie.

Il est bien sûr souhaitable que le blessé mange car cela participe à son éveil, mais la reprise de l’alimentation par la bouche est un temps essentiel qui doit se dérouler sous surveillance médicale, très prudemment et très progressivement (alimentation solide mixée et eau gélifiée d’abord, puis semi-liquide, puis introduction des liquides). La trachéotomie n’est pas un obstacle à la reprise de l’alimentation orale et constitue plutôt une protection des poumons en assurant l’étanchéité de la trachée (fig.5).

3.1.6- Epilepsie

Les cellules du cerveau ayant une activité électrique, la crise d’épilepsie peut être considérée comme un “ orage ” soudain. Il existe différents types de crises : perte de connaissance avec chute et mouvements saccadés des membres, trouble de conscience accompagnés ou non d’autres manifestations (mouvements anormaux, hallucinations...). Ces crises sont généralement sans gravité et le malade se réveille rapidement spontanément. Cette complication est la conséquence des lésions cérébrales du traumatisme crânien, immédiates ou cicatricielles. Sa survenue est relativement rare et son évolution est très variable d’un blessé à l’autre. Elle peut survenir précocement ou plusieurs mois après l’accident. La plupart des équipes préconisent un traitement préventif systématique de l’épilepsie précoce pendant quelques semaines. Ensuite, il est le plus souvent inutile de donner un traitement antiépileptique préventif systématique sauf si le blessé a déjà fait une crise. Dans ce cas, le traitement sera maintenu quelques années. On dispose actuellement de nombreux médicaments antiépileptiques : Gardénal*, Tégrétol*, Dépakine*, Dihydan*, Sabril*...

Une épilepsie non traitée ou mal équilibrée par le traitement est une contre-indication formelle à la conduite automobile et à la pratique de sports dangereux (plongée, parachutisme...).

3.1.7- Hydrocéphalie

Elle se manifeste par une détérioration de l’état du patient : une plus grande somnolence, une lenteur dans ce qu’il fait, une tendance à tomber en arrière, une marche à petits pas et une incontinence urinaire. Le diagnostic est confirmé par le scanner cérébral.

Elle peut être corrigée par une ponction lombaire et, dans un second temps, par la pose d’une valve de dérivation.

3.2- Les troubles des fonctions neuropsychologiques

3.2.1- Troubles de la mémoire

Plus d’un tiers des traumatisés crâniens graves garde des troubles de mémoire à distance du traumatisme. En général, la capacité de retenir un nombre limité d’éléments pendant un temps très court est conservée (mémoire à court terme), ainsi que la mémoire du passé.

L’atteinte de la mémoire à long terme est plus fréquente. Elle se traduit par une difficulté à mémoriser de nouvelles informations (ex : date et lieu d’un rendez-vous, sujet d’un film...), comme si le blessé n’était plus capable de stocker ces informations et/ou de retrouver ce qui a été stocké. Les conséquences sur la vie quotidienne, la scolarité ou le travail peuvent être sévères. Des méthodes de réentraînement de la mémoire peuvent être proposées, ainsi que l’utilisation d’aides : agenda, carnet de notes ...

3.2.2- Troubles de l’attention

L’attention est fluctuante dans la journée, avec parfois une tendance à la somnolence. Le blessé se laisse facilement distraire et n’est pas capable de soutenir longtemps un effort d’attention et de concentration, ou de partager son attention entre plusieurs tâches.Ce trouble est accentué par la fatigue et la lenteur, qui se manifestent dans des tâches mettant en jeu un gros volume d’informations et nécessitant des prises de décision rapides.

3.2.3- Le syndrome frontal

Il est caractérisé principalement par :

une incapacité à formuler un projet, à entreprendre une activité organisée, une incapacité à planifier, à élaborer une stratégie pour atteindre le but fixé, à analyser un problème concret, une rigidité et une incapacité d’adaptation face à une situation nouvelle ou imprévue,
une incapacité d’autocorrection des comportements et d’apprentissage à partir de l’expérience.
Le patient frontal a donc de nombreuses difficultés dans la vie quotidienne (faire une liste de course, gérer son budget…) et doit être stimulé, supervisé et surveillé. De ce fait, il reste dépendant et ses possibilités d’autonomie sociale et de réinsertion sont très réduites.

3.2.5- Troubles du comportement et de la personnalité

Les modifications du comportement et de la personnalité du blessé amènent très souvent l’entourage à ne plus le reconnaître et à dire “ qu’il n’est plus le même ”.

Le blessé peut être “ désinhibé ” : il s’agite dans tous les sens sans pouvoir fournir une activité logique et coordonnée, passe facilement du “ coq à l’âne ”, est familier voire grossier avec n’importe qui, répète les fins de phrases dites par les autres, fait des projets irréalistes ... S’il est sur le versant “ inhibé ”, il ne prend aucune initiative et peut passer des heures sans rien faire, ne parle pas spontanément, semble indifférent à tout ... Troubles du caractère : Opposant, irritable; agressif, capricieux ... Troubles de l’humeur : Humeur labile, tristesse, dépression ou exaltation, euphorie. Troubles anxieux : Anxiété, angoisse.
Trouble du comportement alimentaire : le plus souvent, boulimie et attirance pour tout ce qui est sucré.
Toutes ces modifications de la personnalité peuvent être dues spécifiquement à une atteinte du lobe frontal et s’intègrent dans le syndrome frontal. Elles peuvent également correspondre à des réactions psychologiques. En fonction des conséquences et des séquelles de l’accident, le blessé traduit vis à vis de son entourage sa souffrance, sa colère ou sa résignation.Il est important de rappeler que le blessé n’a pas toujours une bonne conscience de tous ses troubles, en particulier des troubles intellectuels et du comportement. On dit alors qu’il est anosognosique.

3.2.4- Difficultés de communication

Elles peuvent être de plusieurs origines :

Modifications de l’articulation et de la voix
Elles entrent généralement dans le cadre d’un ralentissement global de l’activité du blessé. La parole du sujet est chuchotée (hypophonie), ralentie et monotone. Il s’y associe fréquemment une dysarthrie (mauvaise articulation des mots liée à une atteinte de la commande motrice).

Les atteintes de la voix peuvent également être la conséquence d’une atteinte des cordes vocales après une intubation prolongée. L’évolution est alors généralement favorable.

Aphasie
Il s’agit d’un trouble du langage, oral et/ou écrit, avec des difficultés d’expression (le malade a du mal à trouver les bons mots, il les déforme...) et/ou de compréhension. Il en existe différents types (aphasie motrice, sensorielle, frontale...) pouvant diversement s’associer entre eux.

La rééducation orthophonique permet souvent de bons résultats, mais la présence de troubles de compréhension et d’autres troubles neuropsychologiques rendent la tâche plus difficile.

3.3- Les troubles orthopédiques

3.3.1- Ostéomes ou Para-Ostéo-Arthropathies

Il s’agit de calcifications qui se développent autour des articulations, pouvant limiter ainsi leurs mouvements, voire même les bloquer complètement. En cas d’apparition de l’ostéome, on associe différentes thérapeutiques : anti-inflammatoires non-stéroîdiens, postures. Si ces traitements sont insuffisants et que l’ostéome est source de complication à type de gêne fonctionnelle ou de compression nerveuse et/ou vasculaire, l’indication d’une ablation chirurgicale peut être discutée en équipe par le chirurgien et le médecin rééducateur.

3.3.2- NeuroAlgoDystrophie

L’algodystrophie est un rhumatisme qui résulte d’une réaction réflexe au niveau d’une articulation avec œdème, chaleur et douleur. La neuroalgodystrophie est une forme particulière qui survient au cours de lésions cérébrales, et qui intéresse le plus souvent le membre supérieur paralysé : l’épaule est douloureuse et la main est chaude et gonflée.

II faut éviter tout étirement brusque de ces articulations pour prévenir le risque d’installation d’une neuroalgodystrophie : pas de traction sur l’épaule lorsqu’on aide le blessé à réaliser un transfert, installation d’un accoudoir spécial sur le fauteuil roulant, port d’une écharpe de maintien du bras ... Ultérieurement, la douleur peut être soulagée par des médicaments contre l’inflammation et la douleur par voie orale, et éventuellement dans un second temps, par infiltration intra-articulaire, et de la physiothérapie (glace, ionisations...).

3.3.3- Rétractions

Du fait de troubles du tonus au cours du coma, les membres du blessé se retrouvent souvent dans de mauvaises positions. Si celles-ci durent longtemps, les muscles et les tendons finissent par se raccourcir, bloquer les articulations et déformer les membres dans des attitudes anormales.

Le traitement est d’abord rééducatif (mobilisations articulaires par le kiné, postures, attelles...). S’il s’avère insuffisant, un allongement chirurgical des tendons rétractés peut être décidé.

4- LE DEVENIR DU TRAUMATISE CRANIEN

Les différents devenirs possibles peuvent être schématiquement regroupés en 5 catégories selon le Glasgow Outcome Score (GOS), une échelle pronostique très utilisée :

GOS 1 : Bonne récupération. Le blessé a récupéré la quasi-totalité de ses capacités antérieures et est capable de retrouver une vie sociale, et éventuellement professionnelle, normale. (environ 20 à 30% des TC sévères à plus de 6 mois)
GOS 2 : Handicap modéré (sujet handicapé mais indépendant). Des déficiences persistent mais le blessé a récupéré son autonomie dans la vie de tous les jours. Le blessé peut éventuellement reprendre une activité professionnelle en milieu protégé. (~ 15 à 20%)
GOS 3 : Handicap grave (sujet conscient mais dépendant). Le blessé présente des déficiences importantes qui le rendent tributaire d’autrui, soit pour des raisons physiques, soit pour des raisons neuropsychologiques. Il doit vivre dans un environnement familial ou institutionnel. (~ 7 à 15%)
GOS 4 : Etat végétatif chronique (~2 à 4%)
GOS 5 : Mort (~50% des TC sévères)
Deux facteurs sont très liés au pronostic : l’âge (la mortalité augmente avec l’âge entre 14 et 70 ans) et l’importance des lésions cérébrales (mécanisme, nature, étendue et profondeur des lésions)

source http://traumacranien.org/index.php

Que faire pour votre enfant lésé cérébral ?
Un livre de
Glenn Dolman

LA REEDUCATION READAPTATION

Est-ce que le blessé va récupérer ?
Lors d’un traumatisme crânien grave, il y a un certain nombre de cellules du cerveau qui sont complètement détruites. D’autres ne sont qu’abîmées et peuvent ensuite se remettre à fonctionner. Il y a également des cellules qui peuvent très progressivement changer de rôle et remplace en partie celles qui sont détruites.

Le processus de récupération du blessé est complexe et il faut laisser du temps à la rééducation et à la réadaptation avant de se prononcer avec précision sur l’état des lésions et donc sur le devenir et la récupération du blessé. Les progrès sont souvent très lents et la rééducation devra se poursuivre sur plusieurs mois voire des années.


LES TROUBLES PHYSIQUES
Le cerveau est composé de deux hémisphères droit et gauche d’où partent les voies nerveuses qui commandent les mouvements de la moitié du corps opposé : on parle d’hémiplégie

Chez le droitier, l’hémiplégie droite s’accompagne les plus souvent de troubles du langage (compréhension, expression).

Si il a une hémiplégie gauche, il peut avoir des difficultés :

à prendre conscience de sa paralysie,
à tenir compte de tout ce qui se passe à gauche,
à ne pas utiliser son côté gauche : négligence.
L’hémiplégie peut être rééduquée et permettre l’utilisation d’un membre qui ne fonctionnait pas au départ.

Mouvements involontaires des membres et perte de l’équilibre.

Le tonus de certains muscles peut être exagéré et peut provoquer une contraction excessive, une crispation des doigts, un fléchissement ou une raideur d’un membre : on parle de spasticité.

On peut la traiter au moyen de médicaments, de traitements chirurgicaux et principalement par de la rééducation.

Le blessé peut avoir une atteinte du cervelet ou une atteinte de la perception de la position de son corps dans l’espace.

Ces troubles de l’équilibre peuvent diminuer par une rééducation très active.

Un ensemble de signes apparaissent quand le cervelet est blessé. Il peut comprendre des difficultés des gestes et des troubles de l’équilibre, des troubles de la parole.

Diminution de la vue. Que peut-on faire ?

Le blessé peut loucher, il s’agit d’une atteinte des nerfs qui commandent les mouvements des yeux et des paupières qu’on appelle les nerfs de l’oculo-motricité.

Le blessé peut voir double. Lorsqu’il existe un défaut de parallélisme, les deux images que voient les deux yeux sont dissociées.

Le blessé peut avoir une hémianiopsie et ne voit pas du tout dans une moitié de son champ visuel.

Le blessé peut avoir une négligence visuelle.

Ces atteintes peuvent être rééduquée avec des exercices de rééducation et d’orthoptie.

Le blessé ne semble pas voir, il peut avoir une atteinte du centre cérébral de la vision.

Diminution de l’odorat et du goût.

Pourquoi ne sent-il plus les odeurs ? Pourquoi a-t-il perdu le goût des aliments ?

Le blessé souffre d’une anosmie par atteinte du nerf olfactif. Ce trouble peut être définitif s’il persiste plusieurs mois après l’accident.

Le nerf gustatif du blessé peut être atteint.

Pourquoi avale-t-il souvent de travers et tousse-t-il quand il boit ? Que faire quand il suffoque ?

Le blessé a une paralysie ou un défaut de coordination des muscles de la déglutition.

Si le blessé a avalé de travers il faut :

s’il est assis, vous place derrière lui et appuyer brusquement et assez fortement avec vos deux mains à plat l’une sur l’autre sur la région de l’estomac vers le haut. La pression fera ressortir la particule alimentaire qui le gêne pour respirer,
s’il est allongé, mettre le blessé sur le côté penché en avant,
pendant que vous effectuez ces manœuvres urgentes, faites appeler un médecin.
Difficulté d’élocution

Crises d’épilepsie

Les cellules du cerveau ayant une activité électrique, la crise d’épilepsie peut provoquer une perte de connaissance, des troubles de la conscience accompagnés ou non de chute ou de mouvements saccadés des membres.

Elle est la conséquence de cicatrices du traumatisme cérébral.

Elle peut survenir plusieurs mois après le traumatisme.

En cas d’épilepsie :

allonger le malade sur le côté, la tête légèrement fléchie en avant,
rester près du blessé pour éviter qu’il ne se blesse, la crise s’arrête en général d’elle-même et le blessé s’endort,
appeler le médecin si c’est une première crise.
Pour éviter ces crises, il faut suivre le traitement prescrit par le médecin et respecter certaines précautions d’hygiène de vie (sommeil, pas de boisson alcoolisée, pas d’expositions excessives au soleil….)

LES TROUBLES NEUROPSYCHOLOGIQUES

1) Ils peuvent être d’ordre cognitif :

Perte de mémoire :
Le blessé peut oublier les faits antérieurs à son accident pendant une période de temps plus ou moins longue ainsi que l’accident lui-même.

Le blessé peut perdre la capacité d’enregistrer les faits nouveaux.

Des stratégies de compensation peuvent être mises en place quand on a évalué les troubles de la mémoire, on peut se servir d’un agenda pour noter les taches, d’un petit magnétoscope pour rappeler les actions à entreprendre, de moyens mnémotechniques pour se rappeler un nom, un visage….

Il faut aider le blessé à retrouver sa mémoire en lui racontant son histoire, lui expliquer qu’il a eu un accident, s’aider au moyen de photos, de repères quotidiens : agenda, l’ aider à raconter sa journée en lui donnant des indices…

Difficulté à comprendre, à lire, à écrire :
La compréhension et l’expression sont nécessaires pour une bonne communication. Les troubles de l’expression peuvent être :

Le mutisme : le blessé ne parle pas du tout.

Les aphasies avec des troubles de la compréhension, la signification des mots n’existe plus, les mots peuvent être déformés ou inventés, un mot peut être utilisé à la place d’un autre.

Les troubles de l’articulation et de la voix.

Les troubles de la communication évoluent de façon lente, la récupération peut être totale, mais des séquelles peuvent persister.

Ne pas parler à sa place, essayer de comprendre et s’assurer qu’il a compris ce qu’il a dit, ne pas mélanger les sujets de conversation, ne pas parler plusieurs à la fois, expliquer les difficultés à l’entourage.

la lenteur,
la difficulté à organiser ses activités et à s’orienter dans l’espace,
Problème d’attention et de concentration,
l’absence de raisonnement logique,
l’apraxie : programmation motrice défaillante,

2) Ils peuvent être d’ordre affectif :

variations de l’humeur, irritabilité,
diminution du contrôle émotif,
agressivité impulsivité
attitudes dépressives
désinhibition sexuelle
Ne jamais lui dire qu’il est fou, lui expliquer qu’il a eu accident, repérer les situations qui amènent des comportements inadaptés et les éviter, essayer de lui proposer des activités qui lui plaisent, essayer de ne pas faire à sa place mais l’inciter à agir.

Le comportement affectif et social change chez la personne traumatisée ?
Pourquoi ne la reconnaît-on pas ?


La région frontale sur laquelle se porte souvent le choc du traumatisme est responsable des prises d’initiatives dans la vie quotidienne, de notre adaptation au monde extérieur et de nos réponses logiques face aux situations rencontrées. Lorsque cette région est lésées, on dit qu’il y a syndrome frontal.

Les conséquences du syndrome frontal peuvent être diverses :

le blessé est désinhibé : il imagine des histoires, il répète souvent les mêmes histoires, il est distrait et a du mal à se concentrer.

Il se surestime et fait des projets irréalistes.

Son comportement est parfois gênant : il est familier, il se met en colère sans motif.

La vie familiale et sociale devient parfois très difficile.

Le blessé est inhibé : il ne prend aucune initiative, n’a plus d’imagination, semble indifférent à tout.
Il entre difficilement en contact avec les autres, il n’exprime aucun désir et vit dans le moment présent.

Toutes ces séquelles physiques, cognitives et affectives vont influencer les relations avec le milieu social et familial. Nous devons nous adapter à cette nouvelle personnalité et réorganiser la vie en fonction des besoins nouveaux.

Ces troubles peuvent évoluer avec le temps et diminuer par une stratégie adaptée à ces troubles.

source
http://traumacranien.org/index.php

DEFINITION DU TRAUMATISME CRANIEN

Le coma traduit une souffrance du cerveau. Il se manifeste par une perturbation de l’état de conscience qui peut aller de la confusion légère à l’absence d’éveil ou coma profond.

Y-a-t-il des comas plus ou moins graves ?
Oui, il existe des comas plus ou moins profonds suivant la gravité du traumatisme crânien qui peut être léger, modéré, et grave.

Le coma peut se stabiliser et aboutir à l’éveil.
Le coma peut s’aggraver et provoquer la mort cérébrale.
Le coma peut évoluer vers un état végétatif persistant.


Est-ce que le blessé comateux est conscient de ce qui se passe autour de lui ?
La période d’éveil est difficile à déterminer avec exactitude, l’entourage doit donc faire attention de ne pas choquer le blessé par des paroles inquiétantes

Est-ce que le blessé souffre ?
Le blessé ne souffre pas car la perte de conscience supprime toutes les sensations.

Quand le blessé sort-il du coma ?
Quand il ouvre les yeux spontanément.

Qu’est ce que l’intubation ?
Une sonde introduite dans la trachée en passant par le nez permet de faire respirer le blessé à l’aide d’une machine qui lui apporte l’oxygène dont il a besoin.

Qu’est ce que la trachéotomie ?
Une ouverture est réalisée dans la trachée pour introduire un tube ou canule qui met en lien direct la trachée avec l’air de la chambre ou celui fourni par la machine.

Comment est nourri le blessé ?
Pour éviter les vomissements, on met une sonde dans l’estomac en passant par le nez pour évacuer le contenu de l’estomac et on nourrit le blessé par voie veineuse.

Comment le blessé élimine-t-il ses urines et ses selles ?
Les médecins peuvent décider de lui mettre une sonde dans la vessie qui permet de prélever les urines pour les analyses puis la sonde sera enlevée pour éviter les infections.
Tant que le blessé ne contrôle pas l’élimination de ses urines, les hommes porteront un étui pénien et les femmes une couche.

Pourquoi est-il changé de position régulièrement ?
Le blessé est changé de position toutes les trois heures pour éviter les escarres (lésions de la peau) et les contractures des muscles qui provoquent des rétractions des tendons.

Qu’est ce que le liquide céphalo-rachidien ?
C’est le liquide qui assure le rôle de nutrition et de protection de l’ensemble du système nerveux central. On parle de pression intra-crânienne quand les vaisseaux sanguins sont comprimés et prive le cerveau de ses apports nutritifs.

Que faire sur le plan administratif ?
Constituez un dossier dans lequel vous conserverez les certificats qui vous seront remis. S’il s’agit d’un accident il peut être utile de consulter un avocat. S’il est indispensable de faire représenter légalement le blessé dans le coma, il existe des mesures de protection comme la " sauvegarde de justice ".
Vérifiez vos contrats d’assurance en cas d’emprunts.
Demandez à voir l’assistante sociale qui pourra vous aider dans vos démarches

source :
http://traumacranien.org/index.php

L'EVEIL DU COMA


Le blessé s’éveille quand il récupère un rythme alterné de veille/sommeil et lorsqu’il ouvre spontanément les yeux.

L’éveil ne se fait jamais du jour au lendemain et selon plusieurs modes possibles :

le mode agité où alternent des phases d’agitation et de somnolence.
Le blessé ouvre les yeux et commence à suivre du regard. Il peut répondre aux ordres simples de façon très inconstante.

Le blessé a perdu tous ses repères : il ne sait plus où il est, ni qui il est. Il ne reconnaît pas toujours les proches et peut prononcer des phrases incohérentes.

le mode akinétique
le blessé pourrait communiquer mais il n’en a pas l’initiative, il pourrait bouger mais il ne bouge pas. Il réagit à la lumière, au toucher mais ne communique pas spontanément avec l’entourage. Progressivement lorsque le mutisme cède, la communication s’enrichit.


Comment favoriser l’éveil du blessé ?
En le rassurant et en le sécurisant par votre présence. Vous êtes sa mémoire, l’équipe de soins a besoin de votre aide pour connaître la personnalité de votre blessé et l’aider à se reconstruire.

Il est préférable de ne pas attacher le blessé mais s’il est agité on peut l’installer sur un matelas au sol. On peut essayer de construire une ambiance chaleureuse dans sa chambre au moyen de photos et objets personnels.

Les sens doivent être stimulés :

la vision : on peut lui présenter des photographies, couleurs, objets,
le toucher : on peut toucher le malade, le caresser, le faire palper des objets, des matériaux différents, le froid, le chaud….

l’audition : lui parler, l’appeler par son nom, le blessé peut vous reconnaître grâce à votre voix, lui faire écouter la musique qu’il aimait avant son accident,
le goût : il faut progressivement recommencer l’alimentation la plus normale possible, souvent les blessés préfèrent le sucré.

l’olfaction : lui faire sentir des parfums.
Toutes ces stimulations sont fatigantes pour le blessé, il ne s’agit pas d’un marathon, le blessé doit pouvoir avoir des temps de repos en alternance avec ces stimulations.


Quand le blessé va-t-il reparler ?
Au début, le blessé va retrouver des sons avant de pouvoir utiliser des mots. La rééducation orthophonique va lui permettre progressivement l’articulation des sons et l’utilisation des mots.


Quels sont les troubles de la parole ?
la dysarthrie : le blessé prononce mal les mots,
l’aphasie : le blessé comprend mal ou a du mal à trouver les mots corrects.



Que comprend le blessé ?
Il est très difficile d’évaluer le niveau de compréhension à ce stade d’évolution du blessé. Il faut faire et dire comme si le blessé comprenait tout.
La communication avec le monde extérieur peut se faire sous de multiples modes : mouvements des yeux ou d’un membre pour une réponse simple " oui ou non ", hochements de tête, utilisation d’un alphabet.

Tout dépend du niveau de conscience du blessé qui reste très difficile à déterminer.


Comment va récupérer le blessé ?
Il est très difficile de faire des pronostics. Les médecins ne peuvent pas répondre avec certitude à cette question.
Plus le coma dure longtemps et plus les lésions sont importantes plus les risques de séquelles sont importants.
Aucun traumatisé crânien n’a une évolution strictement comparable à un autre et cette évolution peut durer longtemps.

source: http://traumacranien.org/index.php
 

Etat végétatif persistant (EVP).
 

PREAMBULE

Les conditions requises aujourd'hui à la présentation d'un bulletin de santé ne rendent pas compte dans le détail de l'incidence et de la prévalence, à l'échelle mondiale, des personnes qui se trouvent dans un état végétatif persistant (EVP). Il y a dix ans, on évaluait la prévalence au Japon, à 2 à 3 pour 100.000. Il est probable que ces cas, en chiffre absolu, aient augmenté considérablement, à la suite des récentes pratiques utilisées en soins critiques, en soutien cardio-respiratoire, pour l'alimentation parentérale et le contrôle des infections chez les patients qui présentent des lésions cérébrales graves. Les moyens de traiter les effets, douloureux sur le plan émotionnel, coûteux sur le plan financier, et généralement indésirables, d'un traitement médical moderne posent un problème croissant.

ETAT VEGETATIF PERSISTANT

La perte pathologique de la conscience peut survenir à la suite de dommages cérébraux liés à une carence nutritionnelle, une intoxication, une attaque, une infection, une blessure physique ou une maladie de dégénérescence. La perte brutale de la conscience se manifeste d'ordinaire par un état d'indolence proche du sommeil profond appelé coma qui peut être suivi par, soit un réveil de degré variable, soit une sérieuse détérioration neurologique chronique. Il est courant, chez les personnes qui présentent une lésion extrêmement importante des hémisphères cérébraux, de passer dans un état d'inconscience chronique appelé état végétatif, dans lequel le corps est éveillé ou endormi suivant un cycle, sans toutefois manifester dans le comportement ou le cerveau, un signe métabolique de possession des facultés cognitives ou d'aptitude à répondre d'une manière érudite aux évènements du monde extérieur ou aux stimuli. Cet état de perte totale de la connaissance peut survenir à la suite de lésions graves, entraînant un coma, ou se développer plus lentement, telle la phase finale de l'évolution des troubles structuraux, connue par exemple dans la maladie d'Alzheimer; ceux-ci pouvant aussi détruire, dans leur phase finale, les fonctions psychologiques du cerveau. Lorsque la perte de connaissance se prolonge au-delà de quelques semaines, on désigne cet état par le terme d'état végétatif persistant (EVP) du fait que le corps conserve les fonctions nécessaires au maintien de la survie végétative. Il est possible de sortir de l'état végétatif, en particulier pendant les premiers jours ou semaines consécutives au début de la maladie, mais ce qui est tragique, c'est que beaucoup de personnes en EVP vivent, lorsqu'elles reçoivent des mesures nutritionnelles ou autres de soutien, pendant plusieurs mois ou années.

GUERISON

Une fois déterminé, par des médecins compétents, que la personne se trouve dans un état de veille inconsciente, la durée de l'état végétatif dépend de la nature de la lésion cérébrale, de la durée de la période consciente et de la détermination du pronostic. Il arrive que des personnes de moins de 35 ans entrées dans un coma à la suite d'un traumatisme crânien ou qu'un patient entré dans le coma à la suite d'une hémorragie intercrânienne, reprennent lentement connaissance; ainsi, il est rare que ce qui se présente sous la forme d'un EVP entre un et trois mois, suite à un coma, évolue en une détérioration de moindre importance, à six mois. Par ailleurs, les chances de recouvrer l'autonomie après un état végétatif de trois mois sont infiniment petites. Il existe de rares exceptions cependant, mais celles-ci concernent, semble-t-il, des patients enfermés dans un état non reconnu peu après s'être réveillé d'un coma occasionné par des lésions. En fin de compte, tous présentaient une invalidité sérieuse.

PRINCIPES DIRECTEURS

Ces rares exemples mis à part, les études réalisées dans ce domaine montrent qu'une perte de conscience de six mois signifie le non recouvrement de la conscience ou une incapacité grave quelle que soit la nature du dommage cérébral. Par conséquent, il serait prudent que l'observation de l'inconscience pendant au moins 12 mois serve de critère de diagnostic de l'EVP, bien que la reprise de connaissance après six mois soit très rare chez les patients de plus de 50 ans.

Les risques d'erreur de pronostic à la suite d'une utilisation étendue du critère susmentionné sont si infimes que la décision de l'assimiler à une conclusion pronostique semble tout à fait justifiée. La décision du médecin selon laquelle une personne a peu de chances de recouvrer sa conscience est le prélude habituel aux délibérations sur le retrait ou le refus de soutien à la vie. Bien que la famille soit la première à soulever le problème, il n'est généralement pas question de rejeter le traitement tant que le médecin n'a pas avancé d'avis de pronostic. Après avoir soulevé le problème du retrait ou du refus de soutien à la vie, il y a lieu de considérer celui-ci sur un plan juridique et éthique
Les atteintes d'un tcc N°8
Traumatisme cranio-cérébral ou crânien

Qu'est-ce qu’un traumatisme crânio-cérébral (TCC) ?
Un traumatisme crânio-cérébral désigne toute atteinte cérébrale impliquant une destruction ou dysfonction (fonctionnement inadéquat) du tissu cérébral suite à un choc (accélération, décélération ou rotation) entre le cerveau et la boîte crânienne. Il peut également être occasionnée par une fracture ouverte, un objet pénétrant ou par un mécanisme d’accélération/décélération rapide.

Quelle est sa fréquence ?
Le traumatisme crânien est une des conséquences les plus dramatiques des accidents de la voie publique, du travail ou de la vie quotidienne. Bien que les accidents de la route en soient responsable à près de 70%, les chutes domestiques chez la population adulte comme pédiatrique, les accidents de sport, les traumatismes par armes à feu et les enfants battus constituent également des circonstances majeures de TCC.

Est-il possible de prévenir les traumatismes crânio-cérébraux ?
La prévention est de toute évidence le meilleur moyen d’éviter un traumatisme cranio-cérébral. De ce fait, de nombreuses campagnes de promotion de la santé ont été mises sur pied par le Bureau Suisse de Prévention des accidents et la SUVA.

Lors d’un TCC, y a-t-il toujours une perturbation de l’état de conscience ?
Règle générale, une perturbation de l’état de conscience est observée chez la personne ayant subit un TCC. Proportionnel à la gravité du traumatisme, il peut s’agir d’une simple confusion momentanée ou aller jusqu’au coma profond. Ce changement d'état de conscience peut être de très courte durée ou se prolonger pendant plusieurs jours ou même plusieurs mois.

Quelles peuvent être les séquelles d’un traumatisme cranio-cérébral ?
Le TCC occasionne presque inévitablement plusieurs changements chez la personne. Les séquelles peuvent être nombreuses et à des degrés divers et ce, tant au niveau neurologique que psychologique. Elles varient selon la zone cérébrale affectée, la gravité du TCC (léger, modéré, sévère), l’âge et les antécédents de la personne. Par ailleurs, le TCC tire sa singularité de l’atteinte au cerveau gestionnaire, entre autre, de notre personnalité et notre comportement.

Quelles peuvent être les conséquences neurologiques ?
Les conséquences neurologiques concernent principalement les traumatismes modérés et sévères.

Les atteintes au niveau physique les plus apparentes sont les atteintes à la motricité et les pertes sensorielles: la paralysie (totale ou partielle), la perte d'équilibre, les mouvements involontaires et/ou difficulté de coordination des membres, troubles visuels, de l'ouïe, de l'odorat et/ou du toucher ainsi que des troubles d'élocution.

Les perturbations au niveau cognitif touchent plusieurs facettes de la vie d'une victime de TCC. L'apprentissage, l'attention, la mémoire, la concentration, la communication, la compréhension et l'expression sont des domaines qui peuvent être atteints.

Des séquelles s'observent également au niveau comportemental. En effet, un changement de caractère (agressivité, irritabilité, désinhibition, etc.) ainsi que des variations d'humeur, une diminution du contrôle émotif et une attitude dépressive peuvent être observées. Souvent, alors même que les séquelles physiques ou celles des fonctions cognitives se sont résorbées en grande partie, les changements de comportement persistent plus longtemps.

Par ailleurs, une atteinte physique constitue un handicap visible. Il est généralement plus facile à objectiver qu’une atteinte cognitive ou comportementale (handicap invisible) raison pour laquelle la victime de TCC peut avoir une apparence « normale » laissant penser qu’elle n’a aucune atteinte.

Quelque soit la gravité du TCC, chaque victime représente un cas unique.
Les répercussions d’un TCC dans la vie d’un individu ne sont jamais les mêmes.

Quelles peuvent être les conséquences psychologiques ?
Les conséquences psychologiques peuvent survenir quelque soit la gravité du traumatisme. Bien entendu, elles peuvent être exacerbées par la présence de troubles neurologiques mais n’en sont pas pour autant nécessairement imputables. Elles peuvent également être liées au deuil à faire de l’état de santé initial et donc de la vie avant le TCC, surtout si le traumatisme s’est avéré modéré ou sévère.

Par ailleurs, selon l’importance de l’atteinte cognitive et comportementale, les victimes de traumatisme sont souvent laissées pour compte par les amis (en premier) puis, souvent, par certains membres de la famille. En effet, ces troubles peuvent faire en sorte que la communication devient difficile, que l’entourage ne reconnaît plus la personne victime d’un TCC, que la mémoire flanche…. De ce fait, difficile d’envisager une reconversion professionnelle, de créer de nouvelles amitiés. Difficile également de se positionner par rapport à la personne d’avant le traumatisme, difficile et souvent impossible de répondre aux attentes des proches. Difficile de devoir dépendre de la mémoire des autres, difficile parfois aussi d’accepter de ne plus jamais pouvoir travailler. A ce titre, des groupes d’entraide pour les victimes de TCC et leurs proches existent dans toute la Suisse. Fragile Suisse soutient la création et l'entretien du plus grand nombre possible de groupes dans toutes les régions.

Quelles sont les mesures diagnostiques ?
Le traumatisé cranio-cérébral avec des signes neurologiques ou neuropsychiques qui témoignent déjà de complications gravissimes doit être orienté d'emblée en milieu neurochirurgical. Dès lors que les fonctions vitales du polytraumatisé sont assurées, l’investigation se poursuit par une imagerie en urgence (IRM, ct-scan, radiographie standard ).

L’évaluation clinique permet de déterminer la gravité initiale du traumatisme cranio-cérébral. Elle est basée sur l’échelle de coma de Glasgow (GCS). L'ouverture des yeux, la réponse motrice et la réponse verbale sont évaluées. Selon le total des points : le TCC sera léger (13 à 15), modéré (9 à 12), sévère (3 à ...).

Des examens électrophysiologiques complémentaires (électroencéphalogramme, potentiels évoqués ) peuvent accompagner l’évaluation mais ceux-ci peuvent être dans les limites de la norme et ne contribuent pas nécessairement à déterminer la gravité du traumatisme. Par ailleurs, lorsque c’est possible, un examen neuropsychologique est normalement effectué afin de définir le degré d’atteinte cognitive secondaire.

Quels sont les traitements initiaux envisageables ?
Hormis l’atteinte cérébrale, la victime d’un TCC peut souffrir d’autres types de traumatismes (lésions thoraciques, abdominales, osseuses…). Une fois les fonctions vitales stabilisées, le traitement neurochirurgical peut dès lors être envisagé. Y a-t-il présence ou non d’hémorragie cérébrale ? d’hypertension intracrânienne ? de lésions ou compressions de la moelle épinière ? etc.

Lorsque le TCC est léger, l’évolution est relativement simple : tout rentre dans l’ordre sans aucune séquelle. Une surveillance clinique est effectuée. Toutes les heures pendant 24 heures, l’état de conscience du patient est vérifié.

Par contre, un hématome peut se constituer, soit immédiatement, soit après un temps de latence de quelques heures, de quelques jours, voire de quelques mois, dans ou autour du cerveau. Cet hématome va comprimer le cerveau entraînant des symptômes neurologiques. Un tel hématome est souvent accessible par la chirurgie décompressive, réalisée en urgence. C’est toujours la surveillance clinique complétée ou non par une imagerie radiologique (scanner ou IRM) qui permettra de dépister les éventuelles complications.

Par ailleurs, le traumatisme crânien peut être associé à une lésion plus ou moins grave du rachis cervical par mécanisme d'hyper-flexion ou d'hyper-extension de la nuque. Il est primordial de ne pas provoquer l’aggravation d’une lésion instable du rachis cervical pouvant entraîner une paralysie. Il peut être indiqué de pratiquer une chirurgie ou une traction afin de stabiliser la lésion ou alors d’immobiliser la nuque (Halo-vest) lorsqu’une fracture est détectée.

Dans les cas graves, notamment lorsque le crâne a été enfoncé, il peut apparaître une épilepsie, en général maîtrisée par un traitement médicamenteux.

Dans les mois qui suivent un traumatisme crânien, une grande fatigue peut apparaître parfois accompagnée de quelques maux de tête. La persistance ou la violence de ces maux de tête nécessite de consulter un médecin

Quelles sont les facteurs de pronostic ?
La capacité de récupération cérébrale après lésions par traumatisme ne fait aucun doute. Dès lors que l’état clinique et neurologique du patient est stabilisé, le cerveau retrouve un certain équilibre. Cependant, le pronostic reste variable d’autant plus que les mécanismes impliqués dans cette récupération ne sont pas complètement connus et fréquents sont les cas où la récupération diffère des prévisions. La plasticité neuronale fait l’objet de nombreuses études et permet déjà d’apporter une meilleure compréhension du phénomène de récupération et donc d’améliorer le traitement des victimes de TCC.

Gravité du traumatisme crânien : (échelle de coma de Glasgow)
Plus le TCC est important, plus la morbidité voire la mortalité est importante. En effet, le TCC grave entraîne généralement la mort dans plus de 50% des cas et, parmi les survivants, 30% ont des chances de récupération moyennes voire bonnes après 6 mois. Dans les TCC modérés, le taux de mortalité est inférieur à 10% et nombreux sont les patients qui ne conservent que des séquelles légères. Le TCC léger entraîne rarement la mort et le patient est en général capable de reprendre une vie normale.

Temps d’intervention :
La prise en charge rapide de la victime de TCC permet de prévenir les agressions cérébrales secondaires d’origine systémique (ACSOS). En effet, bien que les lésions primaires influencent largement le pronostic, elles vont déclencher localement des réactions biochimiques et inflammatoires conduisant à l'aggravation de la lésion cérébrale. Les ACSOS survenant immédiatement au décours peuvent donc aggraver considérablement l’état initial et de ce fait, augmentent la mortalité et la morbidité surtout lors de TCC sévères.

Antécédents :
D’autres facteurs semblent déterminer un meilleur pronostic : âge < 40ans, TCC unique, durée du coma < 2 semaines, amnésie post-traumatique < 2 semaines, absence de lésions intracérébrales expansives, absence d’hypertension intracrânienne, absence d’ischémie ou hypoxie cérébrale, absence d’atrophie cérébrale et réadaptation précoce

Echelle de suivi de Glasgow (GOS) :
L’évaluation clinique permet de déterminer la gravité séquellaire du traumatisme cranio-cérébral. Elle est basée sur l’échelle de suivi de Glasgow (GOS) qui, dans le temps, permet d’apprécier l’évolution.

GLASGOW OUTCOME SCALE (GOS)
1 = bonne récupération ; patient est indépendant sans ou avec un déficit neurologique léger.
2 = handicap modéré ; patient a un déficit neurologique ou intellectuel mais est indépendant.
3 = handicap sévère ; patient conscient mais totalement dépendant dans les activités de la vie quotidienne.
4 = état végétatif
5 = mort

Examens électrophysiologiques : Electroencéphalogramme et Potentiels évoqués
Coma : pot. Cognitif si atteinte : mauvais pronostic. Permet de suivre l’évolution
Sans coma : permet de suivre l’évolution du traumatisme
Quelle est la place de la réadaptation?
L'Organisation Mondiale de la Santé (1968) définie la réadaptation comme étant : « L'usage combiné et coordonné de mesures médicales, sociales, éducatives et professionnelles, pour entraîner ou réentraîner l'individu, à son plus haut niveau de capacité fonctionnelle.» A la lumière des séquelles (neurologiques et psychologiques) imputables à un TCC, il n’est pas surprenant que tant de mesures soient impliquées dans la réadaptation d’une victime d’un tel traumatisme.

Car, une fois surmontée la phase aiguë, une lutte apparemment interminable pour récupérer ses capacités physiques, psychologiques et sociales commence. Les victimes de TCC modérés mais surtout sévères doivent faire face à toute une série de handicaps affectant leurs capacités physiques, sensorielles, cognitives, émotionnelles, comportementales et sociales. Le processus de rétablissement peut se prolonger pendant de nombreuses années. Par contre, bien qu’un lieu de réadaptation neurologique spécialisé puisse être nécessaire pour les personnes les plus gravement atteintes, de longues périodes de traitement intensif ne peuvent garantir que ces dernières retrouveront leurs capacités et leur mode de vie antérieurs. La période de réadaptation peut être chargée de déceptions pour la victime de TCC et son entourage. Ce qui était si facile à effectuer «avant» devient aussi difficile que d’escalader le Mont Everest.

La décision du médecin selon laquelle une personne a peu de chances de recouvrer sa conscience est le prélude habituel aux délibérations sur le retrait ou le refus de soutien à la vie. Bien que la famille soit la première à soulever le problème, il n'est généralement pas question de rejeter le traitement tant que le médecin n'a pas avancé d'avis de pronostic. Après avoir soulevé le problème du retrait ou du refus de soutien à la vie, il y a lieu de considérer celui-ci sur un plan juridique et éthique.

De quoi est fait le cerveau ?

Substance grise back :



Terme général désignant les tissus du système nerveux central riches en neurones leurs dendrites, axones et cellules gliales; comprend le cortex cérébral, la partie centrale de la moelle épinière, le cortex cérébelleux et le cortex de l'hippocampe.
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Substance blanche :


Terme général faisant référence aux longs axones dans le cerveau et la moelle épinière. Les axones entrant dans le cortex des hémisphères, le cervelet et l'hippocampe, ainsi que ceux qui en sortent, forment la substance blanche. La substance blanche forme une grande partie du tissu sous-cortical des hémisphères.
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Thalamus :



Ensemble de noyaux formant une composante structurelle majeure du prosencéphale. Le thalamus a de nombreuses fonctions, dont la plus importante est de relayer les informations sensorielles vers le cortex cérébral.
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Système limbique :



Le système limbique se trouve sous le ; c'est un terme collectif désignant plusieurs parties de l'encéphale, y compris l'hippocampe et les amygdales. Les structures limbiques jouent un rôle important dans la régulation de l'activité motrice viscérale et dans l'expression émotionnelle.
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Noyaux gris centraux

Également connus sous le nom de ganglions de la base. Les noyaux gris centraux sont un groupe de corps cellulaires situés à l'intérieur de la substance blanche des hémisphères cérébraux ; ils sont composés entre autres du noyau caudé, du putamen, du pallidum et du locus niger. Les noyaux gris centraux participent au contrôle de la motricité

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La réadaptation de la famille d’une personne victime d’unTcc
Réadaptation en TCC
La réadaptation de la famille d’une personne victime d’un traumatisme crânio-cérébral (TCC)

Le traumatisme crânio-cérébral comporte de multiples conséquences pour la personne qui en est victime. Les proches en subissent eux aussi les contrecoups. Tout comme la personne victime, les familles subissent en quelque un sorte un traumatisme. Les proches sont donc eux aussi appelés à traverser toutes les étapes de la longue réadaptation qui demande des efforts soutenus et qui comporte son lot de joies et de déceptions. À chacune de ces étapes, les uns et les autres doivent ajuster leurs perceptions, leurs attentes et leurs rôles, compte tenu de l’évolution de la récupération de la personne touchée et de l’acquisition des divers moyens de compensation. S’il est essentiel de bien prendre soin des victimes du TCC, il est tout aussi important de soutenir leurs proches, ceux et celles qui sont si fortement mis à contribution dans la réadaptation et sans qui les plans de traitement seraient certainement moins efficaces.

Les familles ont un certain équilibre qui se maintient par un fonctionnement, des règles, des habitudes et des rôles complémentaires qui permettent aux membres de répondre aux besoins de tous et de chacun. Le TCC vient rompre brutalement cet équilibre et soudainement la famille adopte un mode «de survie». En plus du choc et de l’inquiétude générés par l’accident, les proches doivent alors modifier leurs rôles afin de compenser pour les incapacités du membre atteint d’un TCC.

Les familles traversent également des stades de développement à travers ce qu’on appelle le cycle de la vie. À chacun de ces stades correspond des rôles et des tâches spécifiques à chaque membre. L’arrivée des enfants est l’un de ces stades, leur entrée à l’école, leur départ de la maison en sont d’autres, tout comme le vieillissement. Le couple vit des changements et des ajustements de rôles à chacun de ces périodes. Lorsqu’un membre de la famille subit un TCC, c’est souvent toute la famille qui, en plus de devoir s’ajuster rapidement, régresse à un stade antérieur de développement. Par exemple, un jeune adulte peut voir son autonomie compromise et redevenir dépendant de ses parents dont il s’était séparé pour voler de ses propres ailes. Au fur et à mesure du recouvrement de l’autonomie, ce processus de séparation doit se revivre, parfois avec une plus grande intensité, compte tenu de la signification que peut prendre l’accident pour la famille.

L’accident survient dans une famille qui a son histoire propre, sa culture, ses croyances et sa philosophie de vie. Il prend donc dans chaque cas un sens particulier et il a une fonction, pas toujours consciente, dans la dynamique familiale. Donner un sens, une signification à une telle épreuve n’est pas évident. C’est comme un nouveau paysage qui apparaît lentement à l’horizon d’une mer souvent agitée. Chaque jour suffit sa peine. À force de ramer, on peut atteindre un rivage. Cette terre n’est pas toujours comme on l’avait imaginée ou souhaitée. La signification que l’on donne aux épreuves nous permet tout de même de leur donner un sens dans notre vie.

Ce cheminement se fait par étapes, par avancées et reculs. Durant la phase aiguë, les proches sont centrés sur la survie du patient. Durant la réadaptation, ce sont ses progrès physiques et cognitifs qui retiennent leur attention. Dans la phase de réintégration, le plafonnement de la récupération place souvent tout le monde devant les deuils à faire : celui des capacités perdues pour la victime et celui du conjoint, du parent, de l’enfant qu’on avait avant l’accident. Cette étape est très intense au plan psychologique et social et c’est pourquoi le soutien aux victimes du TCC et à leurs proches doit se continuer souvent pendant plusieurs années. Cela demande alors de la concertation, des passerelles, une approche et des interventions communes entre les divers établissements et organismes (Centre de réadaptation, CLSC, Association Renaissance, etc.) afin d’assurer la complémentarité et la continuité des services. Les proches ont souvent l’impression d’être isolés, d’être incompétents dans l’aide qu’ils apportent à une personne qui n’a pas toujours le jugement et l’autocritique qui lui permet d’apprécier cette aide à sa juste valeur. Ils ont besoin de reconnaissance et d’un répit à l’occasion. Ils ont besoin non seulement qu’on les considère comme des partenaires de la réadaptation mais aussi qu’on les soutienne et les encourage à prendre soin d’eux-mêmes dans le meilleur intérêt de tout le monde.

Enfin, si l’accident change les rapports familiaux et impose aux proches de «prendre soin du patient» pour un temps, l’intégration réussie de cette épreuve dans la vie d’une famille peut permettre l’établissement d’un nouvel équilibre. Ainsi les proches découvrent ou redécouvrent, derrière le «patient», leur conjoint, leur frère, leur sœur, leur enfant. Les sentiments qu’ils éprouvent à l’égard de cette personne émergent alors, se réaniment ou se renforcent. Ils apprennent aussi que prendre soin d’eux-mêmes est aussi une bonne façon de contribuer au bien-être de la personne atteinte d’un TCC.

Pierre Dostie, travailleur social
Programme de neurotraumatologie
Le 24 février 2003

 

Cervelet – responsable de la fonction psychomotrice, le cervelet coordonne l'influx de données sensorielles provenant de l'oreille interne et des muscles pour permettre un contrôle précis de la posture et des mouvements.

Tronc cérébral – situé à la base du cerveau, il forme le lien entre le cortex cérébral, la substance blanche et la moelle épinière. Le tronc cérébral joue un rôle dans le contrôle de la respiration, du sommeil et de la circulation.

Parmi les autres régions importantes de l'encéphale, on compte notamment les noyaux gris centraux , le thalamus, l'hypothalamus, les ventricules , le système limbique, et le système réticulé activateur.


Noyaux gris centraux
Les noyaux gris centraux sont composés du noyau caudé, du putamen et du pallidum, et participent au contrôle de la motricité. Ces groupes de cellules/noyaux très spécialisés sont situés dans la substance blanche, sous le cortex cérébral.


Thalamus et hypothalamus
Le thalamus et l'hypothalamus sont des structures internes importantes. Le thalamus maintient un réseau étendu de connections avec le cortex et avec de nombreuses autres parties de l'encéphale, notamment les noyaux gris centraux, l'hypothalamus et le tronc cérébral. Il est capable de percevoir la douleur, mais pas de la situer avec précision. L'hypothalamus a plusieurs fonctions importantes, y compris le contrôle de l'appétit, de la structure du sommeil, de la libido et de la réaction à l'anxiété.


Ventricules
L'encéphale présente plusieurs cavités appelées "ventricules". Les ventricules sont remplis de LCR, qui est sécrété dans leur paroi. Le LCR recouvre aussi la surface extérieure de l'encéphale et protège ce dernier des traumatismes, maintient et contrôle l'environnement extracellulaire et assure la circulation des hormones sécrétés par le système endocrinien. C'est lui que l'on prélève de la colonne vertébrale d'un patient lors d'une ponction lombaire (PL). La PL permet de savoir si les concentrations de glucose et d'électrolytes dans le LCR sont normales, et de déceler les signes d'infection dans l'encéphale ou à proximité de celui-ci.


Système limbique
Le système limbique n'est pas une structure, mais un réseau de voies nerveuses intégrant certaines structures situées en profondeur dans les lobes temporaux, telles que l'hippocampe et l'amygdale. Au moyen de connexions avec le cortex cérébral, la substance blanche et le tronc cérébral, le système limbique participe au contrôle et à l'expression des humeurs et de l'émotion, dans le traitement et le stockage des souvenirs récents, et dans le contrôle de l'appétit et des réactions émotionnelles à la nourriture. Toutes ces fonctions sont souvent affectées dans la dépression et le système limbique a été impliqué dans la pathogenèse de cette dernière. Le système limbique est également relié à certaines parties du système neuro-endocrinien et du système nerveux autonome; certains troubles neurologiques, p.ex. l'anxiété, sont associés à des perturbations touchant à la fois le système endocrinien et le système nerveux autonome.


Système réticulé activateur
Au cœur du tronc cérébral se trouve un groupe de noyaux appelé la formation réticulée. Ces noyaux reçoivent leurs informations de la plupart des systèmes sensoriels de l'organisme (p.ex., la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût, etc.) et de certaines autres parties de l'encéphale, notamment du cervelet et des hémisphères cérébraux.

Certains neurones de la formation réticulée se projettent au contact des motoneurones de la moelle épinière et exercent une influence sur, entre autres, le contrôle cardio-vasculaire et respiratoire. La formation réticulée contient aussi des neurones qui se projettent jusqu'à la plupart des autres parties de l'encéphale. Les fibres ascendantes de la formation réticulée forment un réseau appelé le système réticulé activateur, qui exerce une influence sur l'éveil et le degré général d'activation et de conscience – qui peuvent tous être perturbés chez les patients déprimés.

L'encéphale et les différentes régions de ce dernier peuvent être illustrés à l'aide d'images qui les présentent à partir de différents angles ou "coupes". Les coupes utilisées le plus souvent sont la coupe sagittale médiane (ou tout simplement, d'avant en arrière) et la coupe frontale .

En dépit de son extrême complexité, le cerveau n'est composé, en grande partie, que de deux types de cellules : les neurones et les cellules gliales . Il contient plus de 100 000 millions de neurones et encore plus de cellules gliales. On estime que le cortex cérébral à lui seul contient plus de 10 000 millions de cellules.


Neurones
Les neurones participent à la transmission des informations – ils reçoivent, traitent et relaient les informations au moyen de leur structure hautement spécialisée. Les neurones sont composés d'un corps cellulaire et de deux types de prolongements – les dendrites et un axone . La plupart des neurones possèdent de nombreux dendrites, mais un seul axone.

La plupart des neurones sont incapables de division ou de réparation cellulaire. Cette incapacité fait qu'un traumatisme, une intoxication, le manque d'oxygène et un AVC endommagent le système nerveux de façon irréversible.

Les neurones utilisent leur structure hautement spécialisée autant pour envoyer que pour recevoir des signaux. Chaque neurone individuel reçoit des informations de milliers d'autres neurones, pour à son tour les renvoyer à des milliers d'autres neurones. Les informations sont relayées d'un neurone à l'autre au moyen de la neurotransmission. C'est un processus indirect qui a lieu dans l'espace entre la terminaison nerveuse (le bout du nerf) et le corps de la cellule suivante. Cet espace est dénommé "fente synaptique" ou "synapse".


Névroglie
Les cellules gliales sont une composante majeure du système nerveux central qui, sans participer de façon directe à la neurotransmission, jouent un rôle de soutien qui contribue à la définition des contacts synaptiques et au maintien des capacités de transmission des signaux des neurones. On trouve dans l'encéphale (ou le SNC) divers types de cellules gliales, y compris des astrocytes, des oligodendrocytes, et de la microglie. Le nombre total de cellules gliales est environ trois fois supérieur à celui des neurones.

Les cellules gliales sont plus petites que les neurones et ne possèdent ni axones ni dendrites. Parmi les rôles bien définis des glies, on compte notamment : la modulation de la vitesse de propagation des impulsions nerveuses; le contrôle de l'absorption des neurotransmetteurs ; ainsi qu'une influence critique pendant le développement et l'âge adulte. Par ailleurs, on trouve des preuves permettant de penser que les cellules gliales assisteraient (ou, dans certains cas, entraveraient) le rétablissement à la suite d'une lésion neuronale, et qu'elles joueraient un rôle dans plusieurs maladies, parmi lesquelles la maladie d’Alzheimer, la sclérose en plaques et d'autres affections du système nerveux central et périphérique.

La dure-mère déjà décrite, qui tapisse la voûte crânienne.

L’arachnoïde qui tapisse la face interne de la dure mère.

La pie-mère qui se charge des finissions. Elle tapisse la surface du cerveau à la façon d’un moulage, épousant parfaitement les renflements, les crevasses et les contours du cerveau.

Entre l’arachnoïde et la pie-mère, il y a un interstice (espace sub-arachnoïdien) qui est occupé par un liquide très important que nous étudierons plus tard : le liquide cérébrospinal.

LE CORTEX MOTEUR

La commande de tous nos mouvements volontaires provient de notre cerveau. Une des régions les plus impliquées dans le contrôle de ces mouvements volontaires est le cortex moteur.

Le cortex moteur est situé à l’arrière du lobe frontal, juste avant le sillon central qui sépare le lobe frontal du lobe pariétal. On subdivise le cortex moteur en deux grandes aires, l’aire 4 et l’aire 6. L’aire 4, que l’on désigne aussi comme le cortex moteur primaire, forme une mince bande qui longe le sillon central alors que l’aire 6 s’étend immédiatement en avant de l’aire 4. L’aire 6 est plus large et se subdivise encore en deux sous-régions distinctes.

Pour réaliser des mouvements dirigés vers un objectif, notre cortex moteur va recevoir de l’information des différents lobes du cerveau. Ainsi, il sera renseigné sur la situation du corps dans l’espace par le lobe pariétal, sur les objectifs à atteindre et le choix d’une stratégie appropriée par la partie antérieure du lobe frontal, sur les souvenirs d’anciennes stratégies par le lobe temporal, etc.

En 1870, Hitzig et Fritsch stimulent électriquement certaines parties du cortex moteur d'un animal. Selon la région stimulée, ils observent la contraction de parties différentes du corps. Puis ils constatent qu'en détruisant la même petite région corticale, ils créent une paralysie de la partie du corps correspondante. C'est ainsi que l'on découvrit que chaque partie du corps est associée à une région précise du cortex moteur primaire qui en contrôle le mouvement.

Mais ce qu’il y a de particulier avec cette « carte motrice », c’est que certaines parties du corps y occupent beaucoup plus de place que d’autres. C’est pourquoi ces parties, qui sont celles qui ont le plus de finesse dans le mouvement, sont représentées en plus gros sur le dessin.

LES GANGLIONS DE LA BASE

Les ganglions de la base sont, comme leur nom l’indique, formés d’un ensemble de structures nerveuses enfouies profondément sous le cortex. Les principales sont le noyau caudé, le putamen et le globus pallidus.

Ces ganglions, ou amas de cellules nerveuses, sont étroitement interconnectés et reçoivent également des informations en provenance de plusieurs régions du cortex cérébral. Une fois traitée par les ganglions de la base, cette information retourne au cortex moteur en passant par le thalamus.

L’une des fonctions de cette boucle, qui s’ajoute à celle impliquant le cervelet, est vraisemblablement de sélectionner et de déclencher des mouvements volontaires harmonieux.

Ce rôle dans l'initiation et le bon déroulement de la commande motrice apparaît clairement chez les personnes dont les ganglions de la base sont endommagés, comme c’est le cas lors de la maladie de Parkinson par exemple. On observe alors chez ces patients de la difficulté à commencer les mouvements qu'ils ont planifiés, des tremblements ainsi qu’une lenteur dans l’exécution de leurs gestes.

LE CERVELET

Pour effectuer un geste simple comme se toucher le nez avec le doigt, commander aux muscles de se contracter ne suffit pas. Car pour que les différents segments du bras se déploient avec harmonie, il faut qu’une ‘’horloge’’ interne puisse régler avec précision l’enchaînement et la durée des mouvements élémentaires de chaque segment. Cette horloge, c’est le cervelet.

Comme souvent en neurobiologie, pour avoir une idée de ce que fait concrètement le cervelet, on peut observer des patients qui ont eu une partie de leur cervelet détruite (à la suite d’une tumeur ou d’un ACV, par exemple). Lorsque ces patients cherchent à atteindre un objet, le mouvement de leur main démarre avec retard, s’avance de manière erratique, arrête avant la cible ou s’accélère souvent au-delà de celle-ci. Au niveau de la posture, des troubles de l'équilibre qui rappellent celui d'un homme ivre sont aussi très caractéristiques d'une personne au cervelet endommagé. De fait, la maladresse qui accompagne l’excès d’alcool sont directement en rapport avec ses effets dépresseurs sur l’activité du cervelet.

Chez la personne saine, le cervelet reçoit du cortex sensoriel et moteur de l’information sur l’intention d’un mouvement. Il informe ensuite en retour le cortex moteur des caractéristiques requises pour le mouvement à effectuer en terme de direction, de force et de durée. Cette boucle impliquant le cervelet s’ajoute donc à l’autre boucle impliquant les ganglions de la base pour régler dans le détail la commande motrice.

Une autre métaphore résume assez bien le rôle du cervelet : celui d’un contrôleur aérien qui collecte une quantité incroyable d’informations incluant la position du membre et de la cible à chaque instant, la vitesse du mouvement et l’influence d’obstacles potentiels pour permettre un « atterrissage » en douceur de votre doigt sur votre nez, par exemple.

LA SÉQUENCE D'ACTIVATION DES AIRES MOTRICES

Le cerveau sert essentiellement à produire des comportements qui sont d’abord et avant tout des mouvements. Plusieurs régions du cortex cérébral sont impliquées dans le contrôle de nos mouvements.

Ces régions montrent une organisation hiérarchique semblable à celle de l’équipage d’un bateau. Sur une galère par exemple, c’est le capitaine qui détermine et planifie la destination d’un voyage en évaluant les différents facteurs qui motivent la traversée. Ses lieutenants calculent ensuite la direction que doit prendre le bateau pour y arriver en fonction des conditions climatiques. Ils transmettent finalement leurs consignes aux rameurs qui impriment son mouvement et sa direction au bateau.

Dans notre cerveau, la planification du mouvement se fait surtout dans la partie avant du lobe frontal. Celle-ci est informée par plusieurs autres régions du cortex de la situation dans laquelle se trouve l’individu. Ce «capitaine» transmets ensuite ses ordres à l’aire 6 où le choix d’un ensemble de muscle à contracter pour réaliser le mouvement se fait. Les «lieutenants» de l’aire 6 transmettent ensuite leurs ordres aux «rameurs» du cortex moteur primaire (aire 4) qui vont activer des muscles ou des groupes de muscles précis par l’entremise des motoneurones de la moelle épinière.

Pour un geste aussi simple que prendre un verre d’eau avec la main, il est pratiquement impensable d’essayer de spécifier la séquence, la force, l’amplitude et la vitesse de contraction de chacun des muscles impliqués. Pourtant, si l'on est en santé, on fait tous ce geste le plus simplement du monde sans avoir à réfléchir.

La décision de prendre un verre d’eau s'accompagne d'une augmentation de l’activité électrique dans la région frontale du cortex. Grâce à leurs axones, ces neurones du cortex frontal vont par la suite activer le cortex moteur proprement dit qui, avec l'aide de l'information fournie par le cortex visuel, va déterminer la trajectoire idéale pour atteindre le verre. Pour ce faire, il mettra à contribution d'autres régions du cerveau comme les noyaux gris centraux et le cervelet qui aident à initier et à coordonner la séquence de muscles à activer.

Les axones des neurones du cortex moteur primaire descendent jusque dans la moelle épinière. C'est là que se fait le dernier relais avec les neurones moteurs de la moelle. Ceux-ci sont connectés directement aux muscles et provoquent leur contraction. Et c'est en tirant sur les os que les muscles déclenchent enfin le mouvement qui va permettre de saisir le verre.

De plus, pour que les mouvements soient coordonnés, précis et rapides, le système nerveux doit continuellement recevoir des informations sensorielles du monde extérieur pour adapter et corriger sa trajectoire. Il y parvient surtout grâce au cervelet qui reçoit des propriocepteurs la position des articulations et du corps dans l'espace.

Qu'est-ce que le traumatisme cranio-cérébrale (TCC) ?

Le traumatisme cranio-cérébral représente une atteinte cérébrale, excluant toute étiologie dégénérative ou congénitale, causée par une force physique extérieure susceptible de déclencher une diminution ou une altération de l’état de conscience avec la perturbation des fonctions cognitives associées ou non à une dysfonction physique; des modifications du comportement et de l’état émotionnel peuvent également être observées. L’incapacité qui résulte du traumatisme est soit temporaire, soit permanente avec des limitations physiques, neuropsychologiques ou psychosociales partielles ou totales.

Le traumatisme cranio-cérébral mineur

Le TCC mineur (aussi appelé commotion cérébrale) implique un dommage aux tissus mous de la tête sans une atteinte structurale à l’encéphale.

Le traumatisme cranio-cérébral léger

Le TCC léger est le résultat d’une altération physiologique des processus mentaux, d’origine traumatique, qui nécessite un impact à la tête ou l’application d’une force d’accélération et de décélération. Il s’agit d’un sous-groupe diagnostique distinct du TCC mineur avec un dommage structural réel mais difficilement visualisante par les méthodes diagnostiques usuelles.

Dans l’étude de Gervais et Dubé (1999) il est associé à une durée de l’altération de l’état de conscience de quelques minutes à 30 minutes. L’amnésie post-traumatique est variable mais doit être inférieure à 24 heures.

Le traumatisme cranio-cérébral modéré

En règle générale, la durée de la perte de conscience associée à un traumatisme cranio-cérébral modéré est de plus, d’une heure et de moins de six heures. Cependant, la limite inférieure peut s’établir à 30 minutes.

L’amnésie post-traumatique se situe entre 1 et 14 jours, la limite supérieure de 7 jours est parfois suggérée (Gervais et Dubé, 1999). Des lésions sont généralement objectivées au scan et à l’IRM.

Les séquelles neuropsychologiques sont variables, habituellement permanentes, et elles sont susceptibles de perturber significativement la reprise des habitudes de vie réalisées antérieurement.

Le traumatisme cranio-cérébral grave

Le traumatisme cranio-cérébral grave nécessite plus de six heures d’inconscience. La littérature fait référence à une amnésie post-traumatique de plusieurs semaines. Il n’y a pas de séquelles sévères et permanentes sans une amnésie post-traumatique d’au moins quatorze jours. Des lésions sont objectivées au scan et à l’IRM
initier et à coordonner la séquence de muscles à activer.

Les axones des neurones du cortex moteur primaire descendent jusque dans la moelle épinière. C'est là que se fait le dernier relais avec les neurones moteurs de la moelle. Ceux-ci sont connectés directement aux muscles et provoquent leur contraction. Et c'est en tirant sur les os que les muscles déclenchent enfin le mouvement qui va permettre de saisir le verre.

De plus, pour que les mouvements soient coordonnés, précis et rapides, le système nerveux doit continuellement recevoir des informations sensorielles du monde extérieur pour adapter et corriger sa trajectoire. Il y parvient surtout grâce au cervelet qui reçoit des propriocepteurs la position des articulations et du corps dans l'espace.

COMMENT VOIR LE CERVEAU

Le CT Scan (computerized tomography) Permet une image tridimensionnelle du cerveau. Pour observer des lésions ou tumeurs.
IRM Permet des coupes axiales, sagittales, ou coronales. Pour observer le tissu nerveux, les malformations, les problèmes vasculaires.
IRM fonctionnelle Mesure l'augmentation du débit sanguin, donc de l'activité cérébrale. C'est la technique la plus utilisée mais la plus chère.
EEG (électroencéphalographie) Mesure donc l’activité cérébrale grâce à des électrodes collées à la surface du cuir chevelu. Pour observer des tumeurs cérébrales, des lésions, des caillots ; pour détecter des migraines, des troubles épilectiques.
MEG (magnétoencéphalographie) Même technique que l'EEG mais par l'intermédiaire de champs magnétiques.
TEP (tomographie par émission de positons) Reconstitue l'activité fonctionnelle du cerveau, et permet de détecter des tumeurs ou des caillots. On peut aussi suivre le parcours de substances chimiques comme les neurotransmetteurs.
La spectroscopie par résonance magnétique Analyse la composition biochimique du cerveau. Permet un diagnostic précis, par exemple pour différencier un tumeur d'un abcès infectieux.
Score de GLASGOW


Ouverture des Yeux
Spontanée (4)
A la demande (3)
A la douleur (2)
Aucune (1)

Réponse Verbale:
Orientée (5)
Confuse (4)
Inappropriée (3)
Incompréhensible (2)
Aucune (1)

Meilleure réponse motrice:
Obéit à la demande verbale (6)
Orientée à la douleur (5)
Evitement non adapté (4)
Décortication (flexion à la douleur) (3)
Décérébration (extension à la douleur) (2)
Aucune (1)

Total Glasgow=

* Le meilleur score possible pour la réponse motrice était donc de 5 et le Glasgow maximal de 14.

* La méthode de stimulation nociceptive validée est la pression appuyée au niveau sus-orbitaire ou la pression du lit unguéal avec un stylo. Le frottement ou le pincement de la peau doivent être évités.
 

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